Les races

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Un état des lieux de la filère Cheval de Trait en France

Les traits en France

Effectif


√ Près d’un équidé sur quatre en France est un cheval de trait ou un âne.
√ On recense près de 11 000 élevages ayant des chevaux de trait (races pures) en France.
Les effectifs en « Trait » (sans appartenance à un Stud-Book) diminuent, en partie remplacés par les « Origine Constatée ».
√ La taille moyenne des élevages de chevaux de trait est de 2,4 juments. (> moyenne nationale : 2,15 juments)


Répartition géographique


On les retrouve sur tout le territoire français, en plus grand nombre dans les zones agricoles et/ou montagneuses:
• en Aquitaine, Champagne-Ardenne, Limousin, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes, cette catégorie représente près d’un tiers des effectifs d’équidés régionaux,
• en Auvergne et Franche-Comté, elle représente près de la moitié des effectifs d’équidés régionaux.

La reprodution

Les étalons


2 337 étalons de trait en activités pour 31 242 saillies (soit 13,4 saillies par étalon en moyenne).
Les étalons de traits (nationaux et privés) représentent 1/3 des étalons en activité en France.
Les étalons de traits représentent plus de la moitié des étalons nationaux en activité.
Au cours des 3 dernières années, les achats d’étalons de Trait par les Haras nationaux ont été relativement constants : majoritaires
dans les races à plus grands effectifs(Comtois, Breton et Percheron) et nettement minoritaires, voire nuls, dans les races largement menacées : Boulonnais et Trait Poitevin.
Certes, en effectifs, les achats d’étalons de Trait sont supérieurs à ceux des étalons de sang, mais le prix moyen d’achat par étalon est nettement inférieur.L’IA ne représente que 18 % des étalons de trait, et majoritairement en réfrigérée.

Les poulinières


Près de 27 000 juments de trait saillies en 2007, représentant 28 % des juments saillies en France (toutes races d’équidés confondues).
Dans 9 régions françaises, les juments de trait représentent plus d’1/3 des effectifs de juments saillies, notamment en Auvergne et en Franche-Comté où elles représentent respectivement 63 % et 70 % (régions où l’on retrouve les élevages les plus importants). Dans ces régions, l’impact économique, social et environnemental de la filière « cheval de trait » est non négligeable !

Les naissances selon les races


• Les races de Trait Auxois, Boulonnais et Trait du Nord sont en difficulté : leur effectif respectif de poulinières déjà faible continue de diminuer. La race Trait Poitevin se maintien mais à très faible effectif. Les naissances diminuent régulièrement et fortement chez le Boulonnais et le Trait du Nord. Ce sont des races réellement menacées aujourd’hui !
• Les Ardennais et Cobs Normands voient leurs naissances diminuer légèrement.
• Les races aux plus gros effectifs s’en sortent mieux : Comtois, Breton et Percheron. Les naissances fluctuent annuellement mais restent
dans une fourchette constante voire augmentent un peu chaque année.
• Enfin, les poulinières « Traits » et les naissances en « Trait » sont en nette diminution du fait de la volonté des associations nationales de races de favoriser la reproduction en race pure mais aussi par la création de l’appellation « Origine Constatée ».

Le soutien à l’élevage


Des encouragements aux éleveurs sont versés par l’Etat via les Haras nationaux sous forme de prime de concours de modèles et allures pour les mâles, pouliches de 1 an, 2 ans, 3 ans, et poulinières, ainsi qu’en primes d’approbation aux étalons et quelques primes d’épreuves d’utilisation.
Elles représentent un total de 19 815 primés en 2006 (sur 20 769 partants, soit 95 % des partants sont primés).
En nombre d’encouragements distribués, les races de trait devancent les autres races, mais elles sont derrière les chevaux de sang en montant total de prime versé.

Sans ces primes, les races de trait sont vouées à disparaître. Elles incitent les éleveurs à produire, en qualité, et à participer à des concours ; elles favorisent ainsi une véritable émulation à différents niveaux : local, départemental, régional et même national, et participe au développement économique et social de l’espace rural français.